– historique en bref

Le tombeau de Saint-Jacques Le Majeur est découvert au IXième siècle. Au XIième siècle, le premier grand pélerinage médiéval est organisé. En l’an 950, Godescal, évêque du Puy, est le premier pélerin non hispanique à effectuer le pélerinage de Saint-Jacques. Il fit édifier en 962 la chapelle Saint-Michel au Puy en Velay (Cf. Chapitre 3 : Le Puy en Velay, une étape inoubliable). En 1492, le pape Alexandre VI déclare officiellement Saint-Jacques de Compostelle comme l’un des trois grands pélerinage de la chrétienneté avec Jérusalem et Rome.

Les chemins de Saint-Jacques, qui empruntent plusieurs itinéraires en France et en Espagne, sont déclarés en 1987 premier itinéraire culturel » par le Conseil de l’Europe.

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– les différents itinéraires

Il n’existe pas un chemin de Saint-Jacques mais plusieurs parcours, en France et en Espagne, avec de multiples variantes. Les itinéraires classiques sont inscrits dans le Codex Calixtinus (le guide du pélerin) traduit en 1938. Il fait état de 4 routes en citant les principales villes traversées. Il faut attendre 1970, sous l’impulsion de la FFRP (Fédération Française de Randonnée Pédestre) et de la société des Amis de Saint-Jacques, pour que 4 voies françaises soient tracés, on parle alors des 4 chemins contemporains. Il s’agit de la via Turonensis (Paris), la via Lemovicensis (Vézelay), la via Podiensis (Le Puy en Velay) et la via Tolosane (Arles). Les 3 premières fusionnent en France, dans les pyrénées-atlantiques à Ostabat et rejoignent la quatrième en Espagne à Puente La Reina pour devenir le « Camino Francés ».

chemins-saint-jacques-compostelle

une vision contemporaine

Le chemin de Saint-Jacques est à l’origine un pèlerinage catholique dont le but est d’atteindre le tombeau de l’apôtre Saint-Jacques Le Majeur situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle en Espagne. Saint-Jacques Le Majeur est le frère de Jean l’évangéliste et c’est le premier apôtre martyr de la chrétienneté.

Il y eut un regain d’intérêt pour les chemins de Saint-Jacques aux lendemains de la seconde guerre mondiale. La visite du pape Jean-Paul II en 1982 à Compostelle reste un symbole fort.

De nos jours, le chemin de Saint-Jacques remporte un vif succès et de nombreux pélerins s’y aventurent chaque année.Voyage initiatique, spirituel, défi personnel…chacun a ses raisons et ses motivations pour enfiler ses chaussures chaque matin. Par contre, tout le monde est unanime cette expérience transforme.

– les symboles du pélerinage

La coquille : une coutume ancienne consiste à rapporter de son voyage une coquille Saint-Jacques pour symboliser la renaissance d’un homme nouveau à la fin de son périple. Cette coquille est généralement fixée au manteau ou sur le bord du chapeau.

Les autres symboles vestimentaires : le bourdon, la besace et le chapeau à larges bords.

La Compostela : certificat de pélerinage, rédigé en latin et remis au pélerin à son arrivée à Compostelle. Il faut, en principe, pour pouvoir y prétendre, avoir effectué les 100 derniers kilomètres à pied ou à cheval ou les 200 derniers kilomètres à vélo.

La Créanciale : véritable symbole d’appartenance au peuple des pélerins, ce document de recommandation est remis par l’église avant le départ. Signe de l’identité du pélerin, la créanciale peut être délivrée par le curé de la parroisse ou est à demander aux sanctuaires de départ : Le Puy en Velay, Concques, Rocamadour et Moissac. Ce document gratuit est remis en mains propres. Le pélerin doit le faire tamponner, tel un visa, à chaque étapes dans les gites, mairies, offices de tourisme, gendarmeries…La Compostella est remise sur présentation de la Créanciale, dûment tamponnée.

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