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A chaque coureur sa chaussure

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La durée de rencontre entre votre pied et le sol ne dure guère plus de 200 millisecondes mais provoque une onde de choc de 2 à 3 fois votre poids, se propageant dans tout votre squelette. Un jogging de 10 kilomètres équivaut à 1000 ondes de choc, amorties par vos pieds, vos genoux, votre colonne…et heureusement par vos chaussures.Un bon modèle permet de limiter les micros traumatismes ainsi que leurs conséquences sur le squelette et l’appareil musculo-tendineux, telles que fracture de fatigue, tendinite, déchirure…

Mais comment définir un bon modèle ? C’est avant toute chose une chaussure adaptée à votre morphologie et à votre pratique de la course à pied.

1 – Connaitre ses besoins

Afin d’identifier ses besoins, le coureur doit répondre à l’ensemble des questions ci-dessous :

Quelle est la morphologie de mon pied ?

Quels sont mes appuis ?

Pour répondre à ces questions, nous vous conseillons de consulter notre fiche de conseil : « La morphologie du pied« .

La réponse fournie vous permettra de choisir des chaussures avec ou sans contrôle spécifique. D’autre part, votre morphologie guidera le choix d’une marque correspondant mieux aux caractéristiques de votre pied.

Quel est mon poids ?

Jusqu’à 75 kilos pour les hommes et ?? pour les femmes (sujet tabou !) il ne sera pas utile de recourir à des modèles spécifiques. Au-delà il faudra privilégier des modèles très amortis et plus robustes.

Quelle est ma fréquence de course ?

Il faut savoir qu’un coureur effectuant une sortie par semaine reste un coureur occasionnel pour les fournisseurs de chaussures. Au-delà et jusqu’à 3 à 5 fois par semaine, vous devenez coureur régulier. A partir de 5 fois par semaine, vous êtes un pratiquant intensif.

Il est important de privilégier l’amorti pour les entraînements, et le dynamisme et la légèreté pour les fractionnés / compétitions.

Sur quel type de terrain ?

 Si vous courez sur route, vous aurez besoin d’un très bon amorti.

Si vous allez plutôt sur des chemins, la terre amortit naturellement les chocs, donc l’amorti de la chaussure pourra être moindre. Par contre vous devrez privilégier stabilité et accroche.

Quels sont mes antécédents ?

 Il faut bien sur prendre en compte les traumatismes et les douleurs du coureur. Si vous avez des problèmes de pied, genoux ou dos, il faudra privilégier un modèle suffisamment technique pour vous garantir un maximum de confort et de stabilité.

2 – Connaitre les produits

La composition d’une chaussure de running

Composition chaussure de running 

La tige ou empeigne

Elle est souvent constituée d’un tissu aéré et de renforts afin d’assurer confort et stabilité du pied.

Le laçage

C’est le meilleur moyen d’adapter la pression qu’exerce la tige sur le pied. On optimise l’adéquation de la chaussure avec le pied en créant des laçagesasymétriques ou en adaptant le laçage à la morphologie du pied. Consultez notre fiche de conseil : « Le laçage« .

La semelle interne ou semelle de propreté

Elle doit être confortable et amovible pour faciliter le séchage. Elle peut être remplacée par une semelle correctrice si nécessaire ou par un semelle plus technique de type amortissante.

La semelle intermédiaire

Elle est composée de matériaux permettant d’optimiser l’amorti et le dynamisme. La technologie des marques est insérée dans cette semelle intermédiaire.

La semelle extérieure ou d’usure

 Elle est en contact direct avec le sol. C’est elle qui assure l’adhérence de la chaussure et sa résistance à l’abrasion.

Poids d’une chaussure de course

 Le poids d’une chaussure constitue un critère de choix uniquement pour la pratique intensive de coureurs légers et pour la compétition.

Plus la chaussure est lourde, plus elle est amortie, la notion d’amorti est opposée à celle de légèreté.

Une chaussure pour une pratique modérée, ou pour un coureur de plus de 75 kilos, va peser autour de 375 grammes. Les chaussures spécial compétition sont comprises entre 200 et 250 grammes. Plus  le modèle est léger, plus sa durée de vie est courte.

Les technologies des chaussures de course

Les fournisseurs ont mis au point des concepts pour améliorer et corriger notre foulée. Cette technologie se développe autour de 5 préoccupations :

Le confort

Une chaussure de sport doit garantir un maximum de confort avec des tiges très aérées, des languettes matelassées, des semelles intérieures amovibles et confortables, des encoches de flexion…

Maintien et stabilité du pied

Il s’agit d’accompagner le déroulement de la foulée en apportant tout le soutien et les corrections nécessaires. Ceci se traduit par l’association de mousses de différentes densités afin de contrôler la foulée pronatrice ou supinatrice et par la mise en place de concept au niveau du média pied afin de soutenir la voûte plantaire.

L’amorti

Il assure la protection du pied, des articulations et des tendons. Il permet de « casser » l’onde de choc lors de l’impact. Cet amorti intervient par le biais de la semelle intermédiaire en EVA ou polyuréthane et les concepts propres à chaque marque insérés dans cette semelle.

Le dynamisme

Des concepts sont mis en œuvre afin de restituer l’énergie lors de l’impact du pied au sol, lors de la phase de propulsion. Ils permettent de relancer la foulée et sont insérés à l’avant du pied.

L’adhérence

Les semelles d’usure optimisent l’adhérence et la résistance à l’abrasion.

Chaque marque de chaussures de course à pied a développé des concepts spécifiques répondant aux besoins du coureur. Vous les retrouverez détaillés dans nos fiches « technologie fournisseurs ».

3 – Choisir sa pointure

Ce choix est aussi crucial que celui du modèle. Nous vous conseillons de consulter notre fiche de conseil : « Bien choisir ma pointure« .

Il ne faut pas oublier que le pied se transforme pendant la course et gonfle par afflux de sang. D’autre part, la plupart des marques de running chaussent petits. C’est pourquoi nous vous préconisons de toujours avoir un centimètre entre les orteils et le bout de la chaussure. Cette mesure s’effectue, chaussures enfilées, debout en appui sur la plante des pieds et de préférence le soir.

N’oubliez pas de tester les deux pieds.

4 – Entretenir ses chaussures

Il est essentiel de bien entretenir ses chaussures afin de préserver leurs propriétés.

La plupart des chaussures techniques ne peuvent pas passer au lave linge. Il est préférable de les laver sous le robinet avec un savon doux et de bien les rincer.

Il faut les faire sécher naturellement à l’abri de toute source de chaleur.

La semelle de propreté peut être lavée fréquemment en machine.

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